LE DHARMA

En raison de la pandémie actuelle de Covid-19 et des règles sanitaires qui s’imposent à nous, notre centre est actuellement fermé.
Nous ne manquerons pas de vous tenir informé(e)s de toute future reprise de nos activités et des conditions dans lesquelles celle-ci pourra avoir lieu.
Merci de votre compréhension. Prenez soin de vous et des vôtres.
Que la paix et la joie du Dharma vous accompagnent !

Lieu de pratique :
DHAGPO Sainte-Colombe/Vienne
18 Passage d’Armes 69560 SAINTE-COLOMBE

LES PRATIQUES DU DHARMA

Écouter, réfléchir, méditer

La voie de transformation et de dévoilement ouverte par le Bouddha se parcourt à travers trois étapes menant de la compréhension à l’intégration puis à la réalisation.
Cet approfondissement progressif du sens débute avec l’écoute, est mis à l’épreuve de la réflexion avant d’être expérimenté de manière directe dans la méditation.

  • L’ÉCOUTE des enseignements suppose une ouverture à de nouvelles informations, une capacité à remettre en question ses représentations comme sa vision du monde, de soi-même et des autres. Elle doit s’appuyer sur une attention soutenue, non seulement aux mots eux-mêmes mais surtout à leur sens, et, idéalement, sur le souhait d’un dévoilement utile et bénéfique à tous.
  • LA RÉFLEXION permet de confronter notre compréhension de l’enseignement née de l’écoute à l’ensemble des connaissances et croyances sur la base desquelles, consciemment ou inconsciemment, nous menons notre existence. Doutes et questions vont immanquablement s’élever, ce qui va permettre de clarifier et d’intégrer progressivement un sens plus profond. L’usage de l’intellect, du raisonnement et du sens critique est au cœur de la progression sur la Voie, comme le rappelle l’injonction célèbre du Bouddha : « Ne croyez rien de ce que je dis par simple respect pour moi mais éprouvez-le et analysez-le par vous-mêmes. » Cette réflexion peut être favorisée par un travail spécifique, mené en commun, à partir de textes de référence. C’est ce que proposent les séances d’étude de textes organisées une fois par mois dans notre centre.
  • LA MÉDITATION va permettre d’aller au-delà des concepts et des doutes jusqu’à l’expérience directe. Pour ne pas se perdre dans toutes sortes de mystifications, elle doit fermement s’appuyer sur l’ouverture et l’intelligence, cultivées préalablement à travers l’écoute et la réflexion.

1. La méditation du calme mental (shiné)

  • Les lundis, de 18h45 à 19h45
  • Les mardis, de 19h30 à 20h30

Pratique ouverte à tous
Une offrande de 2 euros est demandée lors de chaque session.

La méditation du calme mental (shiné)
Les 9 étapes du calme mental
 

Qu’est-ce que la méditation ?

« La méditation est un entraînement à la non-distraction de l’esprit. Par celle-ci, nous nous entraînons à ne pas suivre les mouvements qui traversent l’esprit en permanence, que ce soient les pensées, les idées, les souvenirs, les images, etc. En même temps, l’esprit est conscient, présent à lui-même. Lama Jigmé Rinpoché

Pour méditer, il faut réunir plusieurs conditions : la motivation, un lieu adapté, une posture adéquate et des instructions simples et claires.
Alors qu’un loisir (ou une activité physique) peut être un exutoire avec un effet de courte durée réclamant d’y retourner sans cesse, l’entraînement de l’esprit va changer nos perceptions en profondeur et durablement. Il est également important de souligner que la méditation est juste un entraînement de l’esprit qui ne demande aucune adhésion à un quelconque courant philosophique ou religieux.

 

shamar rinpoché« Un des premiers bienfaits de la méditation éprouvé par le pratiquant est l’immédiate amélioration de ses conditions de vie quotidienne. La pratique de la méditation conduit à un esprit plus paisible, plus tranquille et plus à l’aise. Notre esprit étant plus détendu, les événements qui nous perturbent habituellement semblent avoir moins d’importance et nous arrêtons de les considérer avec autant de sérieux. Grâce à la méditation, l’esprit apprend progressivement à s’émanciper des conditions et des circonstances extérieures. Non-affecté par les conditions extérieures, cet esprit est capable de découvrir sa propre stabilité et sa tranquillité. Un esprit stable, qui n’est pas perturbé, nous conduit à éprouver moins de souffrances dans notre vie. » Shamar Rinpoché

Chaque session est guidée par une personne formée pour transmettre les instructions de base sur la posture du corps, l’état d’esprit et les supports de méditation. La pratique s’effectue sur un coussin de méditation (zafu) ou sur une chaise – trois temps de méditation d’une quinzaine de minutes (durée adaptable à chacun) alternant avec de courtes pauses.

2. La pratique de Tchenrézi

  • Les lundis, après Shiné (de 20h à 21h) : courte pratique
  • Les mardis, de 18h à 19h : pratique longue

La pratique de Tchenrézi nécessite d’avoir préalablement pris refuge.
Une offrande de 2 euros est demandée lors de chaque session.

Le bodhisattva de la compassion Avalokiteshvara, Tchenrézi en tibétain

Une divinité de méditation exprime les qualités de l’esprit éveillé présent en chacun de nous.
Tchenrézi représente l’amour et la compassion universels ; OM MA-NI PAD-MÉ HUM est le mantra qui lui est associé.
Méditer sur Tchenrézi dissipe les obscurcissements et fait mûrir en nous la compassion ; une telle pratique permet aussi de nous familiariser avec les tantras bouddhiques. Il est important, afin de pouvoir en saisir le sens profond, d’en avoir reçu l’enseignement par un lama. Ces enseignements sont donnés un peu partout dans les centres de notre lignée.

Qui est Tchenrézi ?
Le bodhisattva Tchenrézi (Avalokiteshvara en sanscrit) est la personnification de l’amour et de la compassion infinis de tous les bouddhas, qui œuvre sans cesse au bienfait de tous les êtres sans exception. Ses quatre bras symbolisent les Quatre Incommensurables ou quatre pensées infinies (amour infini, compassion infinie, joie infinie et équanimité infinie). Son célèbre mantra en six syllabes : OM MA-NI PAD-MÉ HUM exprime, sous forme de sons, toute la connaissance et la compassion des bouddhas. Ce mantra est considéré comme le roi des mantras car chacune de ses syllabes possède à elle seule un potentiel de bénédiction incommensurable, décrit dans de nombreux soûtras et tantras. Sa récitation régulière permet de faire naître en nous l’amour et la bienveillance envers les êtres sensibles, de parfaire les six paramitas et de fermer la porte des renaissances inférieures (enfers, esprits avides et animaux).

Siddhârta Gautama, dit Shakyamouni ou le Bouddha

Voici ce que dit le bouddha historique Shakyamouni au sujet des bienfaits du mantra de Tchenrézi, communément appelé le mani :
« Je peux dire combien de gouttes de pluie tombent sur la terre en l’espace de douze ans mais je ne saurais décrire dans sa totalité le mérite engendré par la récitation d’un seul mani ».

Tchenrézi, le bouddha de la compassion

3. L’étude des textes
(via Zoom en raison des conditions sanitaires actuelles)

  • Le 2e dimanche de chaque mois, de 10h à midi environ

Activité ouverte à toutes les personnes désireuses de prendre part à l’étude d’un texte issu d’un enseignement du Bouddha mais accessible à tous.
Cette pratique est essentielle à la pratique de la voie du Bouddha. Elle permet aux participants de partager leur compréhension d’un texte et d’éclaircir certains points du Dharma.
Une offrande de 2 euros est demandée lors de chaque session en présentiel.

Cliquez sur l’image pour télécharger le flyer

DEPUIS AVRIL 2021 :
Étude du livret
« Les Trois Options de pratique » de Lama Jigmé Rinpoché
(disponible à distance auprès de la boutique Dzambala : https://www.dzambala.com/ au prix de 7,40 euros)

 

 

 

Synopsis. Pour qu’une pratique se développe dans la direction de l’Éveil, différents ingrédients doivent être associés : la compréhension du sens de la nature de bouddha, de la vacuité ainsi que des méthodes. Il existe trois méthodes différentes parmi lesquelles il nous faut choisir celle qui nous correspond le mieux, en fonction de notre degré de compréhension. En effet, pour s’engager dans une méthode, il faut l’accepter, se l’approprier et donc élire celle qui convient le mieux. La première option de pratique est celle de la méditation du calme mental, shiné, qui permet d’apprendre à méditer et à demeurer dans cet état méditatif. La seconde option repose sur des instructions de pratique précises, permettant au pratiquant de se relier à la sangha, qu’il utilise comme un soutien. La troisième alternative propose de se tourner vers la visualisation d’un bouddha pour lui adresser des souhaits et des prières et lui présenter son aspiration à atteindre l’éveil et à voir les autres y parvenir. Appliquer les différentes méthodes, en les associant aux enseignements, nous permettra d’atteindre l’Éveil. Unir l’étude et la réflexion à la pratique méditative, quelle que soit la méthode adoptée, apportera une aide certaine.

4. La prise de refuge

Il est possible de prendre refuge lors de la présence d’un lama au centre (pour un enseignement) ou à l’occasion d’un séjour à Dhagpo Kagyu Ling (Dordogne), à Dhagpo Kundreul Ling (Le Bost) ou à Karma Migyur Ling (Montchardon).
« Prendre refuge » conduit, d’une façon solennelle, l’entrée de la personne dans la voie du bouddhisme et le respect de ses préceptes. Une voie et un engagement librement choisis.

L’arbre du Refuge (Guruparampara)

 

Le cœur du Dharma

Le Cœur du Dharma

Lorsque nous décidons d’entrer dans la voie du Dharma (l’enseignement du Bouddha), il y a des conditions authentiques préliminaires qui vont assurer la justesse de notre progression, c’est-à-dire le succès de notre pratique. Parmi ces conditions, il y a tout d’abord ce qu’on appelle la « prise de refuge ».

  • Prendre refuge, c’est développer l’intention altruiste, l’intention parfaitement pure et, donc, développer le cœur d’une pratique continue. Nous dédions pour finir ce mérite, cette activité positive, au bénéfice de tous les êtres, dans l’intention qu’ils obtiennent tous la libération, la réalisation de l’état de Bouddha.
  • La prise de refuge n’est pas simplement un acte ritualisé ou spécialisé, c’est avant tout une intention. Peut-être même plus profondément qu’une intention : un désir et un souhait profond ainsi qu’une confiance. Si nous pouvions trouver un mot qui regroupe à la fois le sens d’intention et de confiance, nous obtiendrions peut-être quelque chose comme « aspiration-confiance ». Et c’est sur la base de cette « aspiration-confiance » que nous allons prendre refuge. Prendre refuge dans les Trois Joyaux, donc : 1) dans le but : le Bouddha ; 2) le chemin du Dharma : l’enseignement ; 3) les moyens : la communauté des pratiquants ou Sangha. Cette aspiration, c’est l’aspiration à utiliser les moyens et ce qui est mis à notre disposition pour avancer, dans l’intention profonde de libérer tous les êtres progressivement.
  • Il s’agit de se libérer soi-même de l’existence conditionnée puis d’en libérer tous les êtres. Et lorsque nous prenons ce refuge, à la fois relatif et provisoire, nous nous protégeons face aux problèmes et aux difficultés rencontrés ici et maintenant, dans cette existence et dans ce monde. En même temps, c’est un refuge au sens ultime, dans le sens où il libère de l’existence conditionnée, par la pratique et par l’évolution progressives. Ce refuge permet d’avancer, de se libérer peu à peu et de se mettre au service des autres. Cette liberté acquise permettra ultérieurement de servir tous les êtres dans cet état de libération.
  • Cette intention profonde est ce qui va qualifier le sens du refuge et le maintien de l’engagement. Le vœu du refuge, c’est cette intention qui va également le définir. C’est l’intention d’avancer, de progresser, le souhait qu’on a de libérer tous les êtres qui fait à la fois l’engagement et le maintien de l’engagement. Et lorsque cela est assuré d’une façon stable et permanente, tous les êtres sont heureux.
  • Tous les êtres qui sont à l’intérieur de ce mode d’existence conditionnée, qu’on appelle le Samsara, se réjouissent de cet engagement, de cet effort constant, parce qu’ils savent qu’à travers cet effort et cet engagement, c’est leur libération qui est en jeu et en devenir. La condition d’accès primordiale à la voie vers l’Éveil est donc la prise de refuge qui est une intention, une aspiration de confiance et le souhait d’établir tous les êtres dans cet état de libération.
Prise de Refuge au KTT en février 2016 avec lama Kyenrab
Prise de Refuge au KTT en février 2016 avec lama Kyenrab

5. Célébration de Losar

Le Nouvel An tibétain est célébré chaque année au mois de février.
La période du Nouvel An est traditionnellement considérée comme une période propice à la purification des voiles de l’esprit et à la pratique spirituelle. Dans notre centre, les cérémonies du Nouvel An tibétain donnent lieu à l’accomplissement d’un rituel dédié aux protecteurs du Dharma, dans le but de purifier les négativités de l’année écoulée et de formuler des souhaits pour l’année à venir. Elles s’achèvent généralement par une collation partagée.

Message de Karmapa à l’occasion du Losar 2020
Message de Karmapa à l’occasion du Losar 2020

6. Les retraites à l’ermitage du Bost

À l’initiative de Lama Rabsel, notre référent à Dhagpo Kundreul Ling, deux retraites thématiques sont généralement organisées chaque année pour les adhérents de notre centre au Bost, à l’ermitage Pendé Ling.

  • Une retraite à l’automne, généralement au mois d’octobre

Il s’agit d’un stage public : les inscriptions se font directement auprès de l’accueil du Bost à la rentrée.

  • Une retraite au printemps, vers le mois de mars

Les inscriptions ont lieu au centre en début d’année.

Il est nécessaire d’avoir pris refuge pour prendre part à ces retraites.

Ermitage laïc Pendé Ling, « Le jardin de la quiétude »Ermitage laïc Pendé Ling, « Le jardin de la quiétude »Ermitage laïc Pendé Ling, « Le jardin de la quiétude »

Ermitage laïc Pendé Ling, « Le Jardin de la quiétude »